La Province du Québec

Nous revoilà enfin sur Epicureman !

Ce n’est pas l’envie qui nous manquait d’y poster quelques nouvelles, mais le voyage au long court occupe sacrément bien nos journées et agencer le site, trier les photos et écrire demandent quelque peu de recul et de temps…

Nous sommes le 20 août 2018 et, après quasi deux mois de route, nous décidons de quitter les Maritimes, et la belle Gaspésie qui, ne l’oublions pas, fait déjà partie de la Province du Québec.

Il nous faut mettre notre « monture » et celles des enfants sur un traversier. Nous choisissons de passer le St. Laurent à partir de Trois Pistoles en direction des Escoumins. Fort heureusement, nous avions réservé notre place sur le bateau car il n’y avait plus de quoi mettre un véhicule supplémentaire.

Notre traversée est animée par l’excitation de voir surgir quelques baleines au loin, ainsi que quelques têtes de phoques çi et là, intrigués par ce petit navire qui traverse nonchalemment leur domaine de pêche.
Enfin, c’est sur un St. Laurent paisible, après 90 minutes de navigation, que nous atteignons l’autre rive.
Ensemble, nous prenons la route vers le charmant petit village de Tadoussac. C’est là que nous avons réservé notre fameux Zodiac pour aller voir les baleines à bosses et les Rorquals communs (voir fin de l’Article Gaspésie dans lequel j’avais un peu devancé le sujet…).

 

Le village de Tadoussac se trouve à l’entrée des Fjords du Saguenay, là où la rivière du Saguenay se jette dans le St.Laurent.

Ce sympathique petit village nous a gardé à ses côtés trois jours et pourtant, étonnamment, nous n’en avons pas pris une seule photo…
Nous avons profité de quelques bonnes adresses pour y passer nos soirées, foulé ses majestueuses dunes plongeant dans le Saint-Laurent et pris, tout simplement, le temps de savourer le moment présent tous ensemble.
Si jamais un jour vous décidiez de passer par là, ne manquez pas de découvrir la cuisine de Chez Mathilde : sans être trop sophistiquée, elle allie des saveurs qui nous ont réconciliés avec la restauration canadienne depuis notre arrivée dans les Maritimes ! Non pas qu’il ne devait pas y avoir de lieux de « débauche gustative », mais disons que nous n’en n’avons pas vraiment croisés sur notre chemin…

 

Maintenant, il est temps pour les enfants de nous quitter et de faire route vers Québec et Montréal. Il ne leur reste plus beaucoup de jours avant leur vol et il faut qu’il puisse profiter de ces deux villes, que nous n’atteindrons qu’une bonne semaine plus tard.

Nous avons en effet envie de prendre le temps de faire le tour du Saguenay, de parcourir quelques-unes de ses petites hanses et surtout, de descendre vers la ville de Québec par la Région de Charlevoix le long du St. Laurent.

Canyon St. Anne

 

Un besoin de nous délier les jambes nous reprend et nous partons pour un trek d’une journée dans le Parc National des Hautes Gorges de la rivière Malbaie, au nord de la baie St. Paul. Le soleil n’est pas vraiment de la partie ce jour-là et Eole a décidé de libérer de son sac, Suête, qui souffle avec ardeur sur les sommets. Nous évitons donc de prendre la route des crêtes, extrêmement venteuse, pour longer la rivière jusqu’au barrage.

 

Ensuite, nous reprenons notre route le long du St. Laurent.

La région de Charlevoix, pourtant typiquement canadienne, est bien marquée par l’occupation française et nous ramène bien vite à ce que la France offre, entre autre, d’agréable : le côté raffiné de ses spécialités alimentaires ainsi qu’un certain artisanat.
En tant que bons épicuriens que nous sommes, nous avons choisi, qui l’eut cru, de prendre le chemin des écoliers et de suivre la Route des Saveurs où nous faisons des découvertes bien agréables. Nous y croisons, entre autre, une dame originaire du Pays Basque, venue s’installer au Canada depuis plus de 25 ans pour y développer un élevage de canards. Ses produits, diversifiés, sont excellents et nous faisons quelques provisions pour la route.

 

 

 

La baie de St Paul est également bien agréable. Son village, bien qu’assez touristique, est une petite halte sympathique : galeries d’art, pubs et petits restaurants animent sa rue principale.

 

 

La descente le long du St. Laurent, pour rejoindre Québec, nous fait emprunter de véritables montagnes russes dont certains dénivelés atteignent les… 17% !!! Mais notre monture n’a vraiment peur de rien et, Dieu merci, JP m’a bien familiarisé avec le frein moteur !
Seule la grande soif de notre cheval de Troie, dans ces montagnes sinueuses, nous laisse percevoir les réels efforts qu’il fournit.

 

Un dernier petit traversier nous tente pour une journée vélo sur l’île aux Coudres, campagnarde et ravissante petite île, avant de nous laisser aspirer par les grandes citadines qui nous attendent…

Juste avant d’atteindre la ville de Québec, nous faisons également un tour du côté des chutes de Montmorency et prenons le pont, juste en face, qui mène sur l’île d’Orléans.

 

 

Nous sillonnerons entre petits hameaux et campagne, plages de sable et plages rocheuses, cultures diverses et vergers. Le côté sympathique de ces petites îles, c’est qu’elles vous offrent la possibilité de faire votre propre cueillette de fruits. En pleine saison de fraises, de framboises, de myrtilles et de cerises, inutile de vous dire que nous nous en sommes donnés à coeur joie !

 

 

Maintenant, en route pour les fameuses villes de Québec et Montréal, passage obligé pour tout bon touriste qui se respecte ! 😉

 

QUEBEC VILLE  :

Bien que Québec ville soit de petite taille, il n’en demeure pas moins qu’on peut y passer un certain temps avant de s’y ennuyer !

 

Ce que nous aimons découvrir lorsque nous pénétrons une ville, c’est bien sûr en premier son histoire, ce qu’elle tente de nous raconter à travers le temps, mais également l’atmosphère qu’elle dégage, son architecture, ses zones vertes, la vie au sein de ses différentes quartiers, ses tables et ses spécialités.

 

 

 

Son histoire, très brièvement je vous rassure, nous la découvrons durant notre voyage.
Elle remonte à plus de 410 ans aujourd’hui, lorsque Samuel de Champlain, remontant le Saint-Laurent, vient y établir un comptoir de traite.
Il fait construire sa maison de bois sur l’emplacement de l’actuelle église Notre-Dame-des-Victoires, dans la basse-ville et ce bâtiment sert à la fois de résidence, de fort et de magasin.
Il s’agit alors d’un vrai lieu de rencontre où diverses nations amérindiennes viennent échanger leurs fourrures contre des produits européens.
Plus tard, afin de renforcer les défenses de la ville, Champlain fait construire un fort de bois surplombant le fleuve. C’est le début de la Haute ville de Québec.
Mais la ville de Québec, sous pavillon français, devient le lieu de nombreux combats entre les Anglais et les Français entre mi 17ème et mi 18ème siècle, pour finir aux mains des Anglais qui, craignant une tentative française de reprise de la colonie et une révolte des habitants de Québec, fortifient davantage la ville.
Une invasion américaine visant à libérer les Canadiens du joug Britannique échouera et les Britanniques érigeront de nouveaux ouvrages défensifs comme les tours Martello et la citadelle, véritable place forte.
La ville connaît, hélas comme beaucoup d’autres villes, de terribles incendies qui détruisent une grande partie de ses bâtiments d’origine, en bois.

 

Pour les amateurs de monuments et de lieux historiques, la Basilique Cathédrale Notre-Dame de Québec, la Citadelle, la place Royale, la grande terrasse Dufferin et son château Frontenac, le Parlement, le vieux Québec et la place Royale ne manqueront pas de marquer vos esprits.

 

Le Parlement

 

Pour ma part, j’ai eu un petit coup de coeur pour la sculpture présentée juste devant le Parlement, qui fait hommage à trois femmes
canadiennes :
si le droit de vote fut accordé aux femmes belges en 1948 et aux femmes françaises en 1944, trois pionnières canadiennes, Marie Lacoste-Gérin-Lajoie, Idola St-Jean et Thérèse Casgrain, luttèrent elles aussi pour le droit de vote et l’égibilité des femmes au Québec, obtenu en 1940 !

 

 

Quant à ces deux personnages en bronze ci-dessous que vous reconnaîtrez très probablement, ils ont certainement été pour beaucoup dans le fait que nous ne soyons pas nés, Allemands… sachant qu’en 1943 et 1944, le Président des Etats-Unis, Franklin Roosevelt et le Premier Ministre de Grande-Bretagne, Winston Churchill, dirigèrent, à Québec, les deux conférences qui déterminèrent l’issue de la deuxième guerre mondiale en Europe et dans le Pacifique.

 

Et, si beaucoup d’hommes politiques ont certes dû marquer le Québec de leur passage, il y en a au moins un qui, à plusieurs reprises et à différents endroits du Canada, a retenu toute notre attention. Il s’agit de René LESVEQUE. Il fut Premier Ministre du Québec durant presque 9 années consécutives. C’est lui qui tenta, lors d’un référendum lancé en 1980, de rendre le Québec indépendant, mais l’issue fut toutefois défavorable.

 

Voilà, c’est ainsi que nous avons sillonné à vélo les rues de la ville de Québec de haut en bas, jusque dans ses quartiers les plus éloignés et je peux vous assurer que ça grimpe et ça descend solidement car Québec ville est construite sur un véritable petit mont ! Vive l’invention du vélo électrique pour les gambettes 😉

Nous avons traversé de petits villages dans la ville, longé les berges du St. Laurent, côtoyé ses immenses parcs de verdure souvent bien fleuris,

 

Nous avons déambulé dans ses Halles, un marché situé au bord du port de plaisance. Ici, on ne trouve quasi pas de balance. Les conditionnements sont déjà préparés à l’avance, dans de petites barquettes.

 

 

Et en plein mois d’août, ils préparent déjà Noël…

 

Tandis que nous faisons route vers Shawinigan, et plus précisément St. Mathieu du Parc, au bord du lac Magnan pour retrouver de merveilleuses personnes que nous avions rencontrées à Port-Royal au mois de juillet.
Marie-France et Yves, canadiens francophones, nous accueillent chez eux avec beaucoup de chaleur et de gentillesse. Ils nous font découvrir une délicieuse viande marinée locale, cuite au barbecue, des bières artisanales et un vin canadien.

Nous passerons une merveilleuse soirée en leur compagnie, ainsi qu’une belle journée le lendemain à Shawinigan, la Cité de l’électricité et ses ruelles qui se préparent au très connu Rodéo Festival, où affluent des professionnels et amateurs du monde entier.

Nous aurions bien voulu y assister, et partager encore un peu de notre temps avec eux, mais c’est l’heure de nous envoler et faire route vers Montréal où nous attendent un autre couple d’amis enseignants, rencontrés dans un hôtel à Louisbourg.

 

 

Nous nous quittons avec l’idée de nous retrouver peut-être sur la côte Ouest américaine qu’ils ont l’intention de visiter l’année prochaine, ou au Mexique. Qui sait ? Ce serait merveilleux.

Nous avons vu et fait encore bien d’autres choses en chemin, mais laissons-les dans notre boîte à souvenirs et partons, dans le prochain article, pour MONTREAL !

A suivre…

 

 

 

 

 

 

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Quairiaux Michèle
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Quairiaux Michèle

Que de belles histoires, de personnages sympathiques, de gens courageux (les suffragettes canadiennes par ex), d’amis sympathiques, accueillants …
Toujours une plume alerte pour nous intéresser, nous faire participer à la vie des villes et régions, aux particularités locales, à la gastronomie (Miammmmm),…
J’ai commencé vos trajets par la fin…. dans le désordre…. mais cela n’est pas un problème…..
Bisous ❤