Grand Canyon & Death Valley

 

Pour nous rendre au Grand Canyon, nous avons emprunté un petit tronçon de la vieille route mythique 66 qu’on nous avait recommandé. En réalité, il ne subsiste que très peu de portions de cette ancienne route, l’autoroute 40 l’ayant remplacée.
Mais, de nombreux motards américains la parcourent toujours et cela crée une certaine ambiance, disons « pittoresque ».
Dommage que je ne puisse pas poster leurs bobines dans mes articles, ça vous donnerait une bonne idée de la population ambiante, mais je n’ai vraiment pas envie de me ramasser un procès avec l’Oncle Sam !

Moi, j’avais juste envie de mettre une énooooorme remorque derrière notre camion pour ramener chez nous quelques magnifiques véhicules des années 50′ et 60′, souvent laissés complètement à l’abandon ! Ils sont fous, ces américains ! Quel gâchis 🙁

Les petits villages qui subsistent encore sont, dans l’ensemble, souvent reconstitués. Seules, quelques rares maisons n’ont pas été « refaites ».

 

 

Le Grand Canyon :

C’est clair, on ne va pas en Arizona sans au moins passer par le fameux et majestueux Grand Canyon… Mais, aussi invraisemblable que cela ne paraisse, nous sommes quand même parvenus à croiser des américains, habitant non loin de là, qui n’y avaient jamais mis les pieds !!! Ils m’étonneront vraiment toujours, ces yankees !

25 ans plus tôt, lorsque JP y était passé, les alentours du Grand Canyon n’étaient apparemment pas si engorgés et construits comme aujourd’hui. La croissance de l’affluence touristique, essentiellement chinoise et des pays de l’Est, a provoqué un développement considérable des infrastructures d’accueil, qui, il faut le reconnaître, sont toutefois bien intégrées dans la nature environnante. Les parkings sont gigantesques mais très vite bondés. Vaut mieux arriver très tôt le matin !

Il n’y a pas a dire, ce 7ème ciel attire sacrément du monde…
Saviez-vous que le grand canyon voit défiler plus de 5 millions de visiteurs chaque année, soit la moitié de la population de notre petite Belgique ?

J’avoue, avec un peu de recul, que ce ne fut pas le canyon que nous ayons le plus, disons… « savouré » : ces dimensions sont tellement immenses et il est si dense qu’il est difficile d’en voir les détails, de plonger en son cœur depuis ses sommets pour se délecter de ses courbes intimes, ainsi que nous avons pu le faire plus loin, dans Canyonland ou dans Bryce.

 

Mais, cette création naturelle vraiment extraordinaire, façonnée au cours des siècles par couches successives sous le déchaînement des éléments, et qui s’étend à perte de vue,
n’a pas manqué de subjuguer et d’envoûter nos esprits qui se sont laissés emporter par sa majestueuse beauté.

Difficile de s’imaginer qu’il y a environ 270 millions d’années, cette région était traversée par une mer tropicale… De très anciens fossiles retrouvés en témoignent.

Si je puis vous donner un petit conseil en passant, fuyez l’arrivée des groupes de chinois : souvent bruyants, mal éduqués, ils sont prêts à vous pousser quasi par-dessus bord pour pouvoir prendre leurs selfies dans tous les sens. Quant à apprécier un coucher de soleil dans le calme et le silence de la tombée du jour, cela ne semble vraiment pas faire partie de leurs us et coutumes… De vrais conquistadors !!!

 

 

Death Valley : 😱

Que vous dire sur la Death Valley si ce n’est, tout d’abord, que ce fut vraiment un sacré coup de cœur, même par la chaleur déjà accablante de cette fin avril 2019 (35C) 😎😰.

 

Entre 1883 et 1888, des hommes et des mules y exploitaient les mines de Borax, ce sel cristallin blanc utilisé autrefois comme remède contre les problèmes digestifs.
Aujourd’hui, ce sel est toujours utilisé dans l’industrie, notamment pour la fabrication du verre, de céramiques et de détergents.

Nous avons parcouru plus de 500 km en son antre, sur des pistes caillouteuses, « shakés » sur des portions de taule ondulée en de nombreux endroits et, fort heureusement, sur de petites
routes bien macadamisées aussi pour que le « cocktail stomacale» n’explose pas complètement ! 😥  Mais, au menu, que de splendeurs naturelles !!!

Le cœur de ses entrailles nous a plongé dans une immensité de paysages insoupçonnés, parfois dantesque : cratère volcanique et paysages lunaires, roches zébrées rougeâtres et noires,
collines chamarrées aux couleurs de la palette d’un peintre, dunes de sable blanc sur fond rocheux, champs de sel craquelé à moins 96 mètres, sous le niveau de la mer…

 

 

Détrompez-vous bien, en dépit de son nom quelque peu « macabre », elle recèle une nature d’une diversité et d’une richesse étonnante !

 

La Death Valley, c’est vraiment la région où se confrontent les extrêmes, tout et son contraire rassemblés en un seul endroit : le haut et le bas, le chaud et le froid, l’humidité et la sécheresse.
Il est clair qu’il vaut mieux s’abstenir de s’y aventurer en plein été car les températures peuvent avoisiner les 58C !😱
Passé 10h du matin, il était déjà impossible de poser les pieds nus sur les magnifiques dunes de sable à la saharienne, ce n’est pas peu dire… j’ai tenté le coup, mais j’ai bien vite rechaussé mes basquettes.

 

Si l’envie vous prend de passer plusieurs journées dans ce bout du monde, un petit conseil pour votre bourse : faites surtout le plein de carburant avant d’entrer dans ce Parc de la 😱 car le prix du carburant à l’intérieur est doublé. Normal, me direz vous, il faut bien l’amener jusque là…

Nous avons croisé peu de vie animale, mais ce n’est pas pour autant qu’il n’y en a pas.
Au Salt Creek interpretative trail, on a aperçu les « pupfishes », une espèce de petits poissons ayant survécus ici depuis l’ère des glaciations. Ils étaient bien nombreux dans ce filet d’eau salée en cette saison. On s’est aussi retrouvé maintes fois nez à nez avec le fameux lézard kangourou qui semble venir tout droit du Jurrassic tant son corps semble appartenir à un autre temps.
Tandis que les mouflons devaient se terrer au frais, sur les hauteurs d’un canyon car nous ne les avons pas croisés.

Les roches, poussées par la force des vents sur ces surfaces arides et gelées, gravent la trace de leur passage dans ce désert craquelé.

 

Pour les amateurs de Star Wars, certaines scènes du film auraient été tournées dans les Mesquite Sands Dune de Death Valley. Il faudrait peut-être que je me décide à regarder un jour cette fameuse saga qui a fait tant de fans…

 

La nuit venue, les astres nous ont souris : majestueux, inondés d’étoiles, les ciels nous ont hypnotisés.
Buena noche y hasta luego !

 

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Moens Marcel
Invité
Moens Marcel

Super, quels beaux souvenirs. Nous avons survolé le Grand Canyon au coucher du soleil … sans chinois!

Philippe Cooremans
Invité
Philippe Cooremans

Regarder cette belle histoire depuis mon bureau à Drogenbos, au bord du ring, c’est surréaliste !
Mais bon, tout vient à point … !
Profitez bien
Philippe

Michel Visse"
Invité
Michel Visse"

Magnifique! Comme vous j’ai préféré Brice au Grand Canyon et pour la même raison: le premier donne idée de sa taille et l’autre on direct un grande carte postale. Et Death Valley … une merveille même en juillet: en quelques minutes de ballade, ma tartine à l’huile américaine était toastée. Que de souvenirs :-). Merci bcp. Bisss

Myriam Gillet
Invité
Myriam Gillet

Que de beaux commentaires…. il est vrai que notre chère Caroline a la plume facile et quel bonheur pour nous de te lire sans compter les belles photos qui l’accompagnent

caroline
Administrateur

Merci ma belle. Je suis contente que cela te plaise car c’est du boulot, malgré tout 😉
Comment allez-vous de votre côté depuis mars ??? Nous recevons de temps en temps des news de Malou, dont le déménagement semble enfin derrière le dos. Et vous ? quoi de neuf ? Besos de nous 2

Gavin
Invité
Gavin

Seen your truck at Home Depot in Calgary. Come to coach and horses pub and say hi!

caroline
Administrateur

Sorry, we didn’t stay in Calgary…