Carretera Austral (Part. 3) – en route pour le P.N. Patagonia

Du 1/12/2022 au 12/12/2022 :

Les paysages qui accompagnent notre route et qui longent l’immense Lago General Carrera sont vraiment sublimes. Nous ne pouvons nous empêcher de nous arrêter à maintes reprises à différents points de vue pour plonger notre regard dans son immensité.

 

 

 

Plus loin, nous croisons le route du magnifique Rio Baker dont nous suivons le cours sur plusieurs dizaines de kilomètres.

 

 

 

Notre bivouac d’un soir aura cette vue plongeante incroyable sur cette superbe « fresque » naturelle avec le rio Baker en fond

 

Nous voici arrivés à l’entrée du P.N. Patagonia. En face, en contre-bas, le rio Baker nous charme encore et toujours par la multitude de ses facettes.

 

 

Le Parc National Patagonia :

Le P.N. de Patagonie n’est pas très ancien. Il a été créé suite à la donation, par la famille Tompkins, de l’Estencia Chacabuco, une immense ferme de 80.000 ha dont l’activité était double : exploitation forestière et élevage, et ce durant plus de 80 ans…
Ces terres ont été données à l’Etat du Chili pour être incorporées dans le système national des zones de nature sauvage à protéger et reliées aux deux anciennes réserves nationales de Lago Cochrane et de Lago Jeinimeni.

 

Demeure de Douglas Tompkins à l’époque

 

 

Un guanaco croise notre route dès l’entrée du parc… Nous nous réjouissons. Nous les voyons enfin de tout près, nettement moins farouches que le long de la côte atlantique et sur la péninsule de Valdez où ils détalaient dès que nous les approchions avec le véhicule !
Nous ignorons encore que nous allons en croiser des dizaines et des dizaines en nous enfonçant davantage dans les profondeurs du parc.

 

 

Un premier trek de 10 km A/R nous conduit jusqu’à la vallée de Chacabuco et un canyon traversé par un magnifique pont suspendu.

 

 

 

 

 

Au coeur de la Patagonie profonde, avec quasi pour seuls habitants la faune locale, (et quelques rares touristes, of course), nous traversons des immensités vierges et grandioses.

Ici, c’est la vie sauvage à l’état pur, une nature intacte livrée à elle-même dans un décor immensément grand, aux nuances de verts incroyables.

 

 

 

 

Une beauté presque originelle !
Quelle force de la nature ! Quelle puissance !

 

 

 

 

Premier bivouac dans le parc

 

Lever du soleil au petit matin vu de notre chambre

 

 

Le deuxième jour, nous avons marché 7 h en son antre. C’était magnifique. Le temps s’est comme arrêté, la nature a repris tous ses droits. Intacte, quasi sans traces humaines, exceptées celles, feutrées, de ceux qui préservent ces lieux d’une pureté incroyable.

 

 

 

 

 

 

Un troisième petit trek, avec nos amis cette fois, nous amène à un sommet qui nous offre une vue plongeante sur le lac Cochrane, lac d’origine glacière. Encore une fois, il se partage entre le Chili et l’Argentine où il porte le nom de lac Pueyrredòn.
Cette frontière entre le Chili et l’Argentine est belle et bien étrange; tout semble s’entremêler, s’imbriquer l’un dans l’autre, tel un puzzle compliqué.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons eu la chance de voir plein de jeunes, en cette période de printemps, du plus commun au plus particulier : du nandou au Guanaco, en passant par des manchots, des poussins, des chiots, des agneaux, des veaux, des canetons, des oisillons en tout genre : le printemps bat son plein, c’est certain !

 

En quittant le Parc National de Patagonie, qui présente un petit musée avec une scénographie bien faite et un petit film, nous poursuivons notre descente de la Carretera Austral et décidons de prendre une piste qui nous conduit dans une très jolie vallée sans issue jusqu’au Mont San Lorenzo, culminant à 3.706m et le glacier.

 

 

 

 

Un rien plus haut, au bout de la piste, nous assistons à un ballet inattendu de trois condors.  majestueux !

 

 

Sur le retour, en poursuivant la Carretera Austral vers le village de  Caleta Tortel, nous avons la chance de croiser la route d’un Huemul, sorte de cerf andin en voie d’extinction. Il n’avait pas l’air bien farouche, notre ami…

 

CALETA TORTEL :

Caleta Tortel nous accueille dans les nuages, sous un véritable petit crachin, un temps humide et vaporeux qui donne à ce village à flanc de montagne une atmosphère assez particulière.

 

Le village est complètement piétonnier : seules des passerelles et des jetées en bois permettent de circuler d’un point à un autre, ce qui lui confère un charme certain.
Mais lorsqu’il pleut, prenez garde, ça glisse sacrément ! Un de nos amis s’est pris un bleu dans le bas du dos dont il se souviendra longtemps !

 

 

Ce qui est amusant à Tortel, c’est que vous ne faites pas votre ballade tout seul… les chiens du village vous précèdent, vous attendent en se retournant et sont plutôt contents de trouver un compagnon de promenade inespéré.

 

Le bateau qui nous amènera depuis Puerto Yungay jusqu’à Puerto Natales passera aussi par Caleta Tortel mais il ne pourra embarquer que des passagers à pieds, vu qu’il n’y a pas de route qui descend jusqu’à la mer pour un quelconque véhicule.

Il nous faut donc faire encore un bout de chemin pour rejoindre l’embarcadère de Puerto Yungay, un hameau perdu sans âme qui vive si ce ne n’est un couple qui gère le petit « troquet » ouvert du vendredi au dimanche.
En dehors de cela, l’embarcadère ne vit qu’au rythme du traversier quotidien (3x/jour) qui relie Puerto Yungay à Villa O’Higgins, bout du monde sans issue et fin de la Carretera Austral… pour le moment en tous les cas.

Notre traversier arrive le samedi matin… nous avons trois jours à tuer sur place avec un réseau carrément paresseux et aucune ballade possible dans le coin.

C’est là que l’on se dit : Vive la lecture !

Notre traversier arrive au petit matin du samedi, mais nous ne pourrons embarquer que fin d’après-midi pour nos 42 heures de navigation dans les Fjords chiliens.

 

Encore une fois, il s’agit d’un vrai tétris pour caser tout le monde lors de l’embarquement.
Quant à la traversée, elle est plutôt agréable : plus de conduite pendant 2 jours, des paysages vus cette fois depuis la mer, un changement de rythme et, ce qui est loin d’être négligeable, 700 km de route/pistes en moins à faire…
Nous avons aussi rencontré d’autres voyageurs, à vélo, en van ou en camion avec qui nous avons eu le temps de sympathiser, ainsi que des argentins à moto dont l’un d’entre eux a fait une mauvaise chute et à qui nous avons pu apporter les premiers soins avant l’arrivée du bateau et de l’ambulance, ce qui nous a finalement bien occupés.

 

 

Le temps n’était pas très clément lors de cette traversée, mais c’était malgré tout bien agréable, de belles vues et surtout une étrange épave habitée par des milliers d’oiseaux.

 

 

 

Arrivés enfin à Puerto Natales, nous faisons les pleins d’eau et de carburant, et nous remplissons le frigo car nous souhaitons faire un petit crochet par le nord pour aller visiter le magnifique Parc National Torres del Paine qui est encore sur le territoire chilien.
Ce n’est qu’après que nous descendrons à l’extrême sud du continent vers la Terre de feu et Ushuaia (Argentine).

 

A bientôt pour cette dernière partie qui nous amènera au P.N. Torres del Paine, puis au point le plus au sud habité (hormis Puerto Williams sur une petite île en face) et proche de l’Antarctique.

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Paul Van der Elst
Paul Van der Elst
1 mois il y a

TRès belle région mais peut-être un peu trop tôt dans le printemps sous la pluie.
Une fois de plus, bravo pour ces cours de géographie et pour la qualité des photos.
Bonne année à vous deux
Bisous
Paul

Moens Marcel
Moens Marcel
1 mois il y a

Quel magnifique périple! Merci de nous le faire partager!

Thady B Murray
Thady B Murray
29 jours il y a

I first saw your travel vehicle in a parking lot in Niagara Falls Canada a few years ago and copied down your web address. I have thoroughly enjoyed travelling along with you since on your wonderful journey. Thank You, keep the photos coming; stay safe & healthy. Thady B Murray

rul
rul
29 jours il y a

merci ! c’est trop beau !

Bises de Titi et DD

ALCOL
ALCOL
29 jours il y a

Génial, bravo et merci pour tout…
biz
Colette et Alain

Nanou
Nanou
25 jours il y a

Quelle variété, quelle immensité… et quel plaisir de vous voir gambader (toujours sur les ponts suspendus… mais pas que !). Ça donne vraiment envie !