Argentine, vers la péninsule de Valdez

 

Pour descendre vers la Péninsule de Valdez depuis Buenos Aires, nous avons emprunté, côté atlantique, de longues routes droites à l’infini,  « mortellement » ennuyeuses quand on additionne les km.

 

 

Elles traversent une vaste plaine herbeuse, la pampa, couverte de graminées dures où vivent différents animaux endémiques, dont des Nandous, sorte de grands oiseaux incapables de voler mais dont la course ferait pâlir, à coup sûr, Usain Bolt !

 

 

On y aperçoit aussi des moutons mérinos dont la laine est très recherchée et des vigognes, sorte de camélidés andins, plus petits et plus sauvages que le lama et l’alpaga. Sa figure est assez fine et ses mouvements sont vraiment très harmonieux.

 

 

Après une centaine de km, nous avons voulu rompre cette monotonie en nous rapprochant davantage de la côte.
A la recherche d’un bivouac à 3 km de la mer (un vendredi soir), au coeur de marais salants, notre monture s’est prise la roue avant droite dans un grand trou, caché sous une nappe d’eau salée. On avait repéré un très chouette spot pour la nuit mais,  c’était sans compter sur le fait que nous étions en période de grandes marées…
A première vue, les dégâts semblaient embêtants (on ne pouvait plus basculer la cabine du camion et les marches pieds étaient complètement désaxés) mais au final, nous avons eu plus de peur que de mal.
Un « Saint-Bernard » a croisé notre route : un adorable argentin issu de Mar del Plata, passionné de mécaniques, en vacances avec son épouse et son fils à notre point de bivouac (où on attendait l’ouverture d’un garage camion le lundi), nous a aidés à tout redresser et réparer en trois bonnes heures de boulot. 😅
Puis, un magnifique assado en compagnie de leurs amis nous a remis bien vite de  🎼 « bon bon humeur ce matin » .

 

Dans cette partie de l’Argentine, nous croisons aussi énormément de petits perroquets verts, surtout dans les zones habitées.

 

 

 

A plusieurs reprises, nous avons vu s’élever des monuments en mémoire des forces argentines qui débarquèrent le 2 avril 1982 sur les îles Malouines, sous domination britannique depuis 1833,  pour tenter de les récupérer.  Il ne faut pas oublier que énormément d’argentins ont perdu la vie au cours de ce terrible conflit. Encore aujourd’hui, on peut lire, en zone côtière, bon nombre d’écriteaux  disant « Malvinas son argentinas »… preuve qu’ils n’ont toujours pas digéré la domination britannique sur un territoire qu’ils estiment être le leur.

 

 

 

 

Au bord des routes, dans une campagne quasi déserte, surgissent souvent une panoplie de petites niches peintes en rouge, accompagnées de dons en tous genres, du bonbon aux journaux et à la bouteille de rouge.
Intrigués, nous découvrons qu’en Argentine, fleurissent des saints « non canoniques ».  Des fanions de la même couleur sang flottent au vent au côté d’une photo du « Gauchito Gil ».
A la course à l’audience, dans une Argentine où la proportion de catholiques serait en forte diminution, ces « saints profanes » bénéficieraient apparemment d’une sorte de canonisation populaire.
Vu comme une sorte de Robin des bois qui volait aux riches pour donner aux pauvres, ce gaucho, voleur de bétail et fugitif, accusé de bien des crimes, est resté dans les esprits populaire un justicier qui palliait à tous leurs déboires.

 

 

Les oiseaux de proies ont également leur place dans ces contrées perdues.

 

Arrivés à Balneario El Condor, où se trouve l’embouchure du Rio Negro, nous avons véritablement assisté à de somptueux ballets colorés au-dessus des vagues de l’océan. C’est là que de gigantesques falaises abritent dans ses anfractuosités la plus grande colonie de perroquets chamarrés au monde. On les appelle les perroquets des ravins ou Conures de Patagonie

Maaaah,  quel spectacle !!!

 

 

 

Il paraîtrait qu’ils seraient capables de creuser des grottes jusqu’à 3 m de profondeur se terminant par une chambre de couvaison. La plupart d’entre eux habitent ces cavités durant toute l’année. Quelques uns migrent mais reviennent chaque année vers le mois de septembre et retournent dans le même nid creusé par le couple fidèle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si vous décidez d’y passer la nuit, c’est certain, elle sera plutôt courte; leur vacarme est assez assourdissant.
Ne pensez pas faire une grasse mat ! Mais, l’expérience au lever du soleil vaut vraiment la peine.

 

 

 

 

 

 

 

 

A tout bientôt du côté de la Péninsule de Valdez !

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Benoît
Benoît
24 jours il y a

Ca fait rêver!

Van der Elst Paul
Van der Elst Paul
24 jours il y a

Bravo pour ce reportage de grande qualité artistique qui ferait saliver le Jardin Extraordinaire. Merci pour vos envois qui nous permettent de suivre vos pérégrinations à travers le monde

Marcel
Marcel
24 jours il y a

Que de merveilles après quelques petits soucis mécaniques!

Gillet
Gillet
24 jours il y a

Il y en a de belles choses à voir …. Merci de nous les faire partager. Je vous envoie pleins de bisous et soyez prudents Myriam

Boccar
Boccar
24 jours il y a

Toujours aussi agréable de lire vos beaux reportages . Bonne continuation

Antoine
Antoine
24 jours il y a

C est magnifique, quel beau pays et merci pour les beaux commentaires qui ns font un peu plonger et partager votre beau périple..bisous

ALCOL
ALCOL
24 jours il y a

Magnifique…

Encore merci pour ce reportage haut en couleur.
Bises à partager.
Colette et Alain

Chantal
Chantal
23 jours il y a

Magnifique! Quel voyage passionnant, et merci pour ces magnifiques photos 🙂

Alain Frenay
Alain Frenay
22 jours il y a

Merci Caro et JP pour ce reportage et ces magnifiques photos! Profitez les amis! Bises

Philippe
Philippe
8 jours il y a

Voilà. une série d’images et de moments partagés. Ce n’est pas que je vous envie, mais en tout cas je vous admire, et même si je n’écris pas souvent, je vous duid de orès.

Philippe
Philippe
8 jours il y a

Je vous suis de près nddj